Avoir une exigence d’équité en matière commerciale, c’est, pour les membres de Minga, avoir une exigence de cohérence entre les objectifs sociaux et écologiques que l’on défend, les moyens commerciaux que l’on choisit et les modes de consommation que l’on adopte. Cette démarche qui vise à associer le dire et le faire, est autant une affaire de volonté individuelle pour concilier ses choix de consommation et ses convictions que d’engagement collectif pour dépasser un capitalisme qui interdit de penser toute perspective de renouvellement d’un projet de société.

A travers de nouvelles manières de travailler, de commercer et de consommer, les membres de Minga initient des alternatives économiques à un capitalisme débridé. Les combats pour la souveraineté des peuples et pour la préservation de la biodiversité, les membres de Minga les mènent avec tous leurs partenaires, en France comme à l’international, en développant des pratiques commerciales plus équitables et moins aveugles.

En levant le voile de la question du secret commercial par l’examen des pratiques tout au long d’une filière, en exigeant plus de transparence sur les coûts, les prix et la répartition des marges et en oeuvrant à la mise en place d’un système de garantie participatif, les membres de Minga proposent de nouvelles formes populaires de régulation économique. Là où le rapport capital/travail et l’intervention des Etats n’y suffisent pas.

Minga participe d’un mouvement mondial de citoyenneté économique engagé dans la relocalisation de l’économie, pour que mondialisation rime avec protection de la biodiversité et souveraineté des peuples.

MINGA Le 15 Novembre 2008